Cher journal,
Aujourd’hui, j’écris de ma terre natale. Celle que j’ai quitté il ya quelques années pour des raisons nobles.
Je suis allée vers d’autres horizons. J’y ai connu les délices de l’amitié, mais aussi l’amertume des blessures.
J’y ai vécu une amitié que même un homme, (raison principale de discorde entre fille) n’a pas pu éteindre. Elle m’a donné la force de mener à bien ma tache à chaque fois que je m’en suis sentie incapable. Moi qui croyais lorsqu’elle et moi quittions nos parents, que c’est moi qui lui tiendrais la main lorsqu’elle voudra flancher, c’est plutôt elle qui m’a guidée lorsque j’ai perdu mes repères. Je la connaissais si fragile, amorphe face aux attaques, mais là-bas, elle a su battre le sort à son jeu.
Là-bas, elle m’a servi de guide.
J’y ai vécu une amitié d’une complicité sans égale ; que même des sœurs utérines ne connaitraient pas. Avec elle le terme « alter ego » a pris tout son sens. On se connait tellement bien que certain nous demandait « Mais pourquoi ne vivez vs pas ensemble », et elle et moi répondions en chœur : « On s’adore mais on se supporte pas ». Peut-être est-ce pour cette raison qu’entre elle et moi il n’y a jamais eu de malentendu. On savait que quoi qu’il advienne nous serions toujours là, l’une pour l’autre.
C’est l’une de mes plus belles histoires d’amour et c'est parce qu’il le savait qu’il t’appelait « mon unique ».
J’y ai vécu une amitié en laquelle j’ai cru, mais qui n’a abouti qu’à des regrets. Ce genre d’amitié qu’à la base ne veut pas entretenir, soit parce qu’il ya une raison valable, soit parce que notre intuition le pressent. Mais qu’on vit malgré tout parce qu’au plus profond de nous il ya cette petite voix qui nous dit « Tu ne perds rien en essayant. De plus la vie est faite de déception, tu n’en tiras que des leçons ». J’ai reçu tellement de claque car étant responsable de mes choix, qu’aujourd’hui je suis sure de ne pas refaire le même « tri d’amis », de mon panier très sélectif que renferme ceux qui ont le privilège de dire « Cette fille je la connais ».
Mais bon ! De l’affrontement nait le respect. Ca au moins c’est clair.
Je sais maintenant d’après ces expériences que mes vrais amis, je me les suis déjà fait. Je sais maintenant sur qui je pourrais toujours compter, et quelles sont les amitiés « leurrées » que je range désormais dans la section « ce n’était en fait que des fréquentations » juste à coté de celle « Once upon a time ».
Olala, hum ! Je n’avais jamais perçu en du martini ce gout de bien-être. Je lève néanmoins mon verre à ceux que j’ai aimé et à mes actes manqués.
kissssssssssssssssssssssssssssssss